Une doctorante CLESCO remporte la finale académique de « Ma thèse en 180 secondes »

Publié le 30 mars 2021 Mis à jour le 30 mars 2021
le 1 avril 2021
ANNE PEZET
ANNE PEZET

Tou-lou-zaine ! Tou-lou-zAnne !

Une doctorante CLESCO remporte la finale académique

de « Ma thèse en 180 secondes »


 

La finale de « Ma thèse en 180 secondes » s’est tenue, pour l’académie de Toulouse, le 23 mars dernier avec une édition totalement en distanciel. Nous avons le plaisir et la fierté d’annoncer qu’elle a été brillamment remportée par une étudiante de l’Université de Toulouse Jean-Jaurès : Anne Pézet est doctorante en psychologie au Laboratoire Cliniques Pathologique et Interculturelle (LCPI) et à l’école doctorale CLESCO, au sein de laquelle elle termine, par ailleurs, un mandat de représentante des doctorants[1]. Sa thèse s’intitule : « Des représentations à l’expérience vécue : rapport au(x) savoir(s) et processus de subjectivation engagés chez des femmes primipares ayant accouché par voie basse ».


Nous l’avons rencontrée alors qu’elle se préparait pour l’étape suivante de cette aventure, celle des demi-finales nationales. Elle nous a expliqué les raisons de son engagement dans cette compétition et elles sont de trois ordres, très complémentaires. Il s’agit d’abord de relever un défi personnel, du style « Même pas cap’ » : « Se dépasser, en premier lieu. Ce concours est un véritable challenge pour moi, tant cet espace scénique m'attire et me fait peur à la fois ». Il s’agit ensuite de faire connaître et reconnaître sa recherche, en la diffusant auprès d’une audience plus large que celle des réseaux académiques : « Partager aussi. Nos travaux de recherche sont toujours relativement confinés dans nos laboratoires, notre for intérieur de chercheure, dans nos écrits, dans nos pensées, sur le carnet de notre table de nuit, dans un intime en quelque sorte. Ici c'est l'occasion de les rendre accessibles, de les vulgariser, de les faire vivre ». Il s’agit enfin de s’engager et de militer pour défendre et promouvoir ses choix scientifiques : « Et revendiquer. L'intérêt d'un sujet de recherche, l'intérêt d'une approche qualitative, l'intérêt d'une approche orientée par la clinique, par l'écoute de l'autre ».


Avant de se présenter, Anne a suivi une préparation qui l’a beaucoup aidée auprès de l’Ecole des Docteurs de Toulouse : « En amont du concours, à proprement parler, nous avons eu deux journées de formation avec Clément Varenne et Mathieu Pouget. Avec le premier nous avons travaillé plus directement le propos, alors qu'avec le second c'est le jeu scénique qui a été au cœur de nos échanges. Il est intéressant de voir au final combien le premier jet est éloigné de la prestation définitive le jour de l'audition. Un vrai travail de maturation, de retouches, parfois de sacrifices aussi, 180 secondes c'est court et au delà c'est l'élimination ! »


Dans ce prolongement, le moment de la sélection s’est déroulé plutôt sereinement : « Le jour de l'audition a été nécessairement grevé des mesures de distanciation en lien avec le contexte sanitaire. Nous avons été auditionnés à la Fabrique, sur le campus de l'UT2J, lieu qui m'était déjà familier, j'y ai vu un sacré avantage ». Bien sûr, Anne a regretté l’absence de public, ce qui a quelque peu terni ce qui aurait pu être une vraie fête : « Les gradins vides, nous n'avons pas eu le trac des paires d'yeux rivés sur nous, mais nous avons beaucoup perdu aussi par la même occasion au niveau des réactions du public. Le grand regret pour ma part est de ne pas avoir pu partager ce moment avec mes proches, et les autres candidats avec qui nous avions fait toute la préparation ».


Le choix d’une participation à ce concours pourrait paraître un peu surprenant, surtout pendant un parcours doctoral toujours très mobilisateur et chronophage. Mais Anne l’assume pleinement et revendique même la plus value que cette expérience apporte à la préparation de sa thèse : « Vous me direz, on peut se demander de prime abord qu'est ce qu'un concours à la croisée de l'éloquence et de la vulgarisation peut bien apporter à une thèse ? La réponse réside dans l'adage de Boileau, « ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément ». Dans mon cas, ça a débloqué la rédaction du manuscrit final. C'est un point d'étape pour prendre du recul sur son travail et me le réapproprier sur un versant accessible au plus grand nombre. Les enjeux sont alors très différents d'une communication scientifique. Avec « Ma thèse en 180 secondes » on parle de choses sérieuses mais sans se prendre au sérieux ! ».


Mais dès demain, l’aventure continue. Après ce beau succès académique, Anne se voit dotée du rôle d’ambassadrice toulousaine, pour porter les couleurs occitanes au niveau national : « Maintenant cap sur les demi-finales. Nous sommes 58 candidats en lice, il en restera 16 à l'issue des auditions. Croisons les doigts ! »


Evidemment, nous lui souhaitons de nouveaux succès et lui apportons tout notre soutien. Ce nouveau challenge ne doit toutefois pas occulter la victoire de la première étape qui mérite d’être saluée à sa juste mesure, celle d’un exploit. En plus de nos félicitations, largement méritées, souhaitons à Anne qu’elle retire de cette nouvelle expérience tous les apports qu’elle en attend et que son projet doctoral s’en trouve encore davantage renforcé.


 

Important : Dès que l’enregistrement vidéo de la finale académique sera disponible nous rajouterons le lien sur ce site. En attendant, nous comptons sur une présence, certes virtuelle mais nombreuse, pour encourager et soutenir Anne lors de la demi finale le 1er avril à 18h. Le lien est le suivant : https://www.youtube.com/channel/UCvWoYjTzOe-dC0xFNQI-TGg